Tantot je suis allee sur internet afin de relater ma journee et celle d'hier. Le video que j'ai tourne hier n'etant pas satisfaisant, j'ai passe plus d'une heure a ecrire un texte qui etait, a mon avis, excellent. N'appuyant pas sur le bon bouton, j'ai tout perdu ! Les sentiments qui m'ont envahis a ce moment : colere, decouragement et agressivite.
Les pensees nuisibles qui etaient a leur origine :
- j'ai perdu 1h pour rien !
- En plus, rester longtemps a l'ordi, ca me rend de mauvaise humeur
- Mon texte etait super bon pis la je ne l'ai plus.
Je ne suis pas restee de mauvaise humeur longtemps car j'en ai tire les conclusions suivantes :
1- ce sont des choses qui arrivent. La realite est que le texte n'est plus la. Je ne peux qu'accepter ce fait et decider comment je vais me faire vivre la situation.
2- La, tu n'es pas contente alors tu focuses sur le fait que rester a l'ordi longtemps te rend agressive. Mais si l'erreur n'etait pas arrivee, tu aurais fini ta longue session d'ordi le coeur leger.
3- ton temps n'a pas ete perdu, tu as eu du plaisir a ecrire le message et a mettre le plus de details possibles pour ceux qui vont le lire et pour tes souvenirs.
4- si tu tiens tellement a ce texte, tu n'as qu'a le reecrire. Il provenait de ta tete alors tu es encore en mesure de le recomposer. Considere le premier comme un brouillon !
Et c'est le coeur leger que j'ai repris mes taches de la journee (comme changer de chambre pour la nieme fois ) et que j'ai entrepris de relater pour une deuxieme fois, ma merveilleuse journee d'hier...
- Un monastere a Lhassa -
Je suis allee rejoindre Namou a la galerie de peinture et jous sommes parties au Barhor pour aller visiter le Jokhang, un monastere au coeur de la ville. Il n'etait pas 10h du matin et il y avait deja une file monstre pour la visite du temple. File formee de pelerins, car les touristes payent et passent devant tout le monde (mais ils ne vont pas partout par exemple !!). Devant le temple se trouvent pleins de pelerins qui font des prieres sur des morceaux de tissus ou directement a terre (la priere se termine a quatre patte, le front au sol).
Pour revenir a la file, que fut ma surprise de voir Namou interpeler des gens au debut de la file pour leur demander s'ils nous laissaient passer devant !! J'ai aussitot pris Namu par la manche et lui ai fait comprendre qu'il etait hors de question que je passe devant les gens. Semblerait par contre que c'est monnaie courante. Si on ne veut pas perdre sa place, il faut se coler les uns aux autres comme des sardines. C'est donc comme ca que nous avons fait la file et j'ai farouchement protege mon territoire contre les quelques personnes qui ont essaye d'abuser de ma naivete : Je sais comment ca marche ! GONDA ! (desolee) mais tu ne passeras pas !!!
En preparation pour l'entree au monastere, les tibetains s'appliquent une genre d'huile jaunatre sur les cheveux et le visage. Je n'ai pas suivi le pas, Namou etait degoutee. Cette huile, on la retrouve dans des bols dans les temples du monastere.
En passant les portes du monastere, la file se poursuit, mais cette fois-ci, les moulins a priere rendent l'attente plus agreable (j'etais tout de meme en bonne compagnie). Namou sort de son sac une echarpe blanche en soie tres fine (KATA). Elle m'explique que c'et pour prier. Il faut la garder en balle. Son ultime utilite me sera devoilee plus tard.
KATA : foulard blanc de ceremonie, constitue une partie indispensable de la culture tibetaine. C'est un symbol de "goodwill", amitie, harmonie et amour, comme les fleurs en occident. Utilise dans plusieurs festivals et ceremonies comme les mariages et le nouvel an. C'est aussi utilise comme bienvenue et aurevoir.
Je continue...
- la priere -
De la file, nous voyons plus en avant un espace plus grand et une partie du sol hyper polie (au devut, je croyais que c'etait mouille). L'espace s'est polie a force de recenoir les prieres des gens. Namou me fait signe de l'etudier car je vais devoir le faire a mon tour. J'ai donc memorise les mouvements et Namou m'a indique quoi dire. C'etait magique !!
- comment ca se passe -
Bon, nous arrivons a l'endroit ou il faut que je paye. Le gars me fait signe d'aller de l'autre cote, qu'etant donne que j'ai paye, je peux eviter la file. Je lui fais comprendre que je prefere la file et il me laisse continuer avec Namou et les pelerins.
En general, on entre dans un temple, de forme carre, au centre, il y a des colonnes et des lits (matelas) pour les moines. On fait le tour de la piece dans le sens horaire. A chaque murs, des ouvertures permettent d'entrer et de sortir dans de petites chapelles. Les chapelles sont tres petites, nous sommes tous entasses, ca sent le beurre de Yak, il fait tres chaud, seule la lumiere des bougies eclaire, on n'entend que le mumure des pelerins et le mien qui dit : "toujaitchai" en posant le front sur la vitre protegeant les Bouddhas.
Beurre de Yak : les bougies baignent dedans. Les pelerins trainent tous une cruche avec du beurre de Yak fondu et en ajoute systematiquement dans les contenants de bougies.
Les boudhas : c'est incroyable combien il y en a, et pour toutes les sauces ! (du futur, du present, du passe, de la longevite, de la richesse, de l'energie, etc.) Il y a presqu'autant de Boudhas que de 1 yuan (divisez par 7 pour notre equivalence) dans les chapelles. Des yuan, il y en a !! On offre des yuans en offrande aux Boudhas. On se le met sur le front et on le donne ensuite.
Lorsqu'on veut apporter du bien a quelqu'un ou soi-meme, on a qu'a frotter un vetement, bijou ou quelque chose lui appartenant, en dessous d'un moulin a priere ou sur le bord de la vitrine protegeant un bouddha.
Bon, je suis tannes, le reste restera non raconte. Ce qui m'a la plus emerveillee : c'est de voir et de sentir la ferveur des gens. Ils y croient beaucoup beaucoup. Et a les suivre comme ca et a faire pareil, sans portant rien comprendre, j'ai pris part a cette ferveur et j'ai vraiment vecu quelque chose de magnifique.
Vite vite, apres, Namou m'a amenee dans un petit resto. Arrivee la, je me suis dit qu'il n'y avait plus de place : c'etait pleins a craque de Tibetains assis a terre, devant des tables basses. Et bien, elle m'a amenee a l'arriere cuisine !!!! Dans ma premiere version, j'expliquais tout en detail, mais la, tant pis. J'ai vraiment trippee. D'etre dans la cuisine, tres rudimentaire, sur un fauteuil au centre de la petite piece, il fait chaud, on me sert un genre de lait chaud sucre, qu'on rempli sans cesse. Les choses que j'y ai vu. L'ambiance.... Ahhhhh ! Pis quel excellent moment que de sortir de la cuisine et de voir les visages ebahis des tibetains, ne comprenant pas comment une touriste peut sortir de la cuisine du restaurant comme ca !!! (Namou etait deja partie lorsque je suis partie). !!!! Que d'emotions. Ce moment restera a jamais grave dans ma memoire.
- Passer inapercue -
Le meilleur moyen pour NE PAS passer inapercue est de s'habiller avec le costume traditionnel des tibetains. Et oui ! c'est ce que j'ai fait. Les gens pouffent de rire lorsqu'ils m'appercoivent et certains se tournent le cou a se le rompe !!!! Ca me fait rire ! Il y a meme un chinois qui a voulu me prendre en photo !! N'empeche que j'ai recu des compliments de certains tibetains. Il y a meme, a deux reprises, une femme qui m'a demande combien j'avais paye ma choupa et mon pande !!
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